Les Geishas
Selon le trésor de la langue française, une geisha est " une chanteuse ou danseuse japonaise, qui, ayant reçue dès son enfance une éducation spéciale ( chant, musique, service de thé selon les rites, art de la conversation etc.), joue le rôle d'hôtesse, d'artiste et d'entraineuse dans les maisons de thés, ou certains banquets et réceptions".
La geisha, ou exactement, l'image de la geisha, est depuis longtemps un objet de fascination pour le monde occidental. A la fois fantasme et symbole d'un apprentissage rigoureux, elle est l'incarnation de la société japonaise traditionnelle et contemporaine. A travers cette bibliographie, nous découvrirons les différents aspects du monde secret des geishas.
Les jeunes filles sont introduites dès leurs plus jeunes âges dans les " okiya ", lieu dans lequel elles logent le temps de leur contrat. Elles sont vendues par leurs parents ou achetées par l'okâsan, qui est chargée leur éducation. Cependant, les apprenties geishas ne portent ce qualificatif qu'après le rituel du misuage, nuit durant laquelle elles perdent leurs virginité. De plus, les diverses taches ménagères ainsi que les soins particulier à apporter aux geishas leurs sont alloués.
|
L’auteur relate dans cet ouvrage le quotidien de son apprentissage, l’épreuve du « mizuage » et sa transformation en la geisha Suzumi. Au travers de ce témoignage, on arrive à appréhender la réalité inhérente au quotidien de la vie des geishas, et la dureté de leurs éducations. |
|---|
|
Cet ouvrage est un reportage photographique qui rapporte le plus fidèlement possible, toutes les phases de l’apprentissage de la jeune Komono. L’auteur illustre avec une sensibilité certaine, l’impact du monde traditionnel sur les jeunes geishas et sa rencontre avec le monde contemporain. Les textes de Komono confèrent à son ouvrage, une véritable puissance. |
|---|
|
Yasunari Kawabata, célèbre auteur japonais, relate dans cet ouvrage l’histoire sensible d’un vieil homme, qui pour parer à sa solitude, contemple les corps de très jeunes filles endormies, des enfants considérés comme « intouchables », qui provoquent, chaque nuit, le souvenir de ses amours perdus. Ce livre diffère quelque peu de la véritable tradition des geishas, mais c’est malgré tout un exemple métaphorique et poétique des premières relations des geishas avec les hommes, qui n’étaient pas autoriser à les toucher. |
|---|
L'univers japonais, a depuis toujours oscillé entre traditionnalisme et modernité. Ainsi, la représentation de la geisha, et son rôle traditionnel dans la société nippone, sont consécutifs de cette réalité. Source d'idéaux contradictoires, la geisha est une artiste, qui œuvre tout au long de son existence, au perfectionnement de son art. La geisha est la symbolique de l'esthétique japonaise, harmonieuse et raffinée.
Utamaro illustre par des très belles estampes, la venue des marchands dans le quartier des plaisirs du Yoshiwara, en 1804 à Edo. Il est aussi enrichi par les textes poétiques et mystérieux d’Ikku, qui met d’exergue le désir et la sensualité des courtisanes.
|
L’auteur, grand reporté spécialiste de L’Asie, met en lumière de manière précise et concise, les mécanismes et les représentations des geishas. C’est dans une démarche presque scientifique qu’il aborde les mécanismes de ce monde particulier. |
|---|
|
L’ouvrage Geisha, écrit par un auteur journaliste et critique d’Art est une illustration du monde des geishas dans une optique délicate et très féminine. Elle analyse, en particulier, les représentations masculines de la Geisha. |
|---|
Depuis l'émergence de son concept en 1700, la geisha est dépositaire de la culture et de la société japonaise. Ainsi, la geisha du monde comptemporain, sans refuser une occidentalisation certaine, établit une continuité naturelle entre modernité et traditionalisme et valorise l'excellence artistique japonaise.
|
Geisha est l’ouvrage qui fut à l’origine de l’engouement médiatique et littéraire pour les geishas. Il relate l’histoire émouvante de Chiyo, une petite fille aux yeux bleus, qui deviendra Sayuri, la reine du Hanamachi. Vendue par son père, elle subira de la jalousie de ses consœurs et les affres de la perte et de la guerre, sans jamais se détourner de l’espoir et de l’amour. Le livre à été adapté au cinéma par Rob Marshall et le film sera récompensé par de nombreux oscars. |
|---|
|
Mineko Iwasaki fut considérée au Japon comme une des plus grandes geishas de sa génération. Elle raconte avec humour et légèreté, sa carrière de geisha, et les années de bonheur qu’elle a connus, malgré une éducation stricte et un travail sans égal. |
|---|
|
Liza Dalby, dans le cadre de recherche universitaire, s’est immergée dans le monde mystérieux et insoluble des geishas, en devenant elle-même geisha à Kyoto. Peu à peu, ses consœurs se sont livrées à elle. Ce livre traite de la démarche de l’auteur et de sa perception originale et objective de ces jeunes femmes, ayant à cœur de perpétuer leurs traditions. |
|---|
|
Lesley Downer , dans son ouvrage, à traiter le concept de geisha d’une manière sensiblement différente des autres auteurs. En effet, elle s’est intéressée au paradoxe relatif aux différentes représentations des geishas et à leurs manières de vivre. Elle démontre ainsi que le monde des geishas, connoté sexuellement et portant le poids d’une certaine misogynie, est pourtant un monde de femmes, qui ont faix le choix d’être des geishas et de perpétuer les traditions, tout en affirmant la sensualité et une certaine dépendance financière par rapport à leurs protecteurs, dépendance qui leur permet de servir leur art. |
|---|
|
Dans, cet ouvrage, l’auteur met en exergue le stéréotype principal inhérent à la condition de geisha : l’amalgame entre prostituées et geishas. Inscrit dans l’imaginaire population, cette association, bien qu’erronée, est compréhensible. En effet, au début de la création du concept de geishas, ces dernières vivaient dans des quartiers étroitement liés à ceux des prostituées. Mais au-delà de ce fait, Fukumoko dresse un magnifique portrait des femmes, soucieuses de faire perdurer leurs arts, et cela malgré une profonde solitude. |
|---|
|
Evelyne Jousset traite de la place des geishas dans une société en pleine mutation, en proie à la mondialisation. Ainsi, elle pose le constat de la disparition progressive de la culture japonaise, et de l’hypothétique anéantissement des valeurs et traditions véhiculés par les geishas. |
|---|
|
Ce superbe reportage photographique met en lumière les différentes réalités associés à la geisha. Ainsi, le raffinement et la beauté sont intrinsèquements liés à la douleur, et la solitude de ces femmes artistes, qui ont tout sacrifié pour mener une carrière de geisha, ou de celles qui n’ont pas eu le choix. L’existence des geishas est ainsi, tout aussi riche que cruelle. |
|---|
La geisha est une entité que l'on pourrait qualifier de paradoxale. Femme artiste ou objet de désir, les représentations populaires ne suffisent pas à percer le mystère de ces femmes. Oscillant entre traditionalisme et modernisme, elle évolue désormais dans une société mondialisée, qui semble laisser peu de place à cette culture du raffinement. Mais à travers tous les ouvrages présentés, c'est le postulat de la féminité et de l'excellence qui semble désigner le mieux la geisha.